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Il est tout sauf une recherche historique sur le sujet.

A l’origine de sa popularité sous nos latitudes,
les Zouaves et les Tirailleurs sénégalais de 14/18.

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Le malheureux Tirailleur venu d’Afrique…
Avec son Sarouel blanc, peu adapté aux températures
des champs de bataille métropolitains,
il crevait de froid dans les tranchées de Verdun !


Saroual, sarouel ou seroual, de sirwāl  سروال .

Pantalon en toile, bouffant, à entrejambes basse,
porté traditionnellement en Afrique du nord.

Les origines du Saroual seraient persanes et remonteraient à des périodes des plus reculées. 

fantasiaCet habit d’homme, souple, ample et confortable a été porté par les cavaliers nomades d’Asie.
En Afrique du Nord, les cavaliers numides l’adoptèrent allant jusqu’à le tailler pour les femmes cavalières et guerrières de la même époque
et devint synonyme d’élégance féminine dans l’Algérie numide, musulmane puis ottomane. Il fut porté par la Kahina et toute son armée.

Aujourd’hui encore dans le désert, les Rifains et les Chaouis, connus pour leurs remarquables courses à cheval, armés de sabres et de fusils, en chèche, gandoura, burnous et Sarouel, perpétuent cette coutume ancestrale qu’est la Fantasia.

Adopté par l’Armée française à partir du second Empire, les régiments de Zouaves vêtus de ces pantalons bouffants retenus par des bandes molletières et des bottes lacées,  dont la forme et les couleurs évolueront dans le temps, ont fait la conquête de l’Algérie à cheval et introduisirent le Sarouel dans les pays du Nord.

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Le Sarouel se popularisera tout à fait en Occident à partir de  la guerre de 14/18,
lorsque des régiments entiers de Tirailleurs sénégalais venus d’Afrique
débarqueront sur le sol français pour servir de chair à canons !

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Le danseur étoile des «Ballets russes» Nijinsky,
photographié dans le ballet « Schéhérazade »
par E. O. Hoppe / Life Magazine en 1911.

Dès cette époque, les Années folles, les femmes européennes ne vont pas tarder
à s’intéresser à ce vêtement masculin, comme à d’autres. 
Le premier signe du changement vient du couturier Paul Poiret,
fasciné par la personnalité de Nijinsky et par les Ballets russes de Diaghilev,
qui, en 1909, triomphent au Châtelet à Paris dans Shéhérazade,
avec leurs costumes souples, leurs couleurs éclatantes et leur érotisme oriental.
Poiret, donnera en 1911 une fête persane
où les femmes portent des sarouels, des tuniques évasées et bigarrées...