dimanche 18 janvier 2009

Histoire du Sarouel des origines à nos jours

[ Cet article est une ébauche à compléter ]
Aucune source ni document n’ont été confirmés pour le moment.
Il est tout sauf une recherche historique sur le sujet.

A l’origine de sa popularité sous nos latitudes,
les Zouaves et les Tirailleurs sénégalais de 14/18.

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Le malheureux Tirailleur venu d’Afrique…
Avec son Sarouel blanc, peu adapté aux températures
des champs de bataille métropolitains,
il crevait de froid dans les tranchées de Verdun !


Saroual, sarouel ou seroual, de sirwāl  سروال .

Pantalon en toile, bouffant, à entrejambes basse,
porté traditionnellement en Afrique du nord.

Les origines du Saroual seraient persanes et remonteraient à des périodes des plus reculées. 

fantasiaCet habit d’homme, souple, ample et confortable a été porté par les cavaliers nomades d’Asie.
En Afrique du Nord, les cavaliers numides l’adoptèrent allant jusqu’à le tailler pour les femmes cavalières et guerrières de la même époque
et devint synonyme d’élégance féminine dans l’Algérie numide, musulmane puis ottomane. Il fut porté par la Kahina et toute son armée.

Aujourd’hui encore dans le désert, les Rifains et les Chaouis, connus pour leurs remarquables courses à cheval, armés de sabres et de fusils, en chèche, gandoura, burnous et Sarouel, perpétuent cette coutume ancestrale qu’est la Fantasia.

Adopté par l’Armée française à partir du second Empire, les régiments de Zouaves vêtus de ces pantalons bouffants retenus par des bandes molletières et des bottes lacées,  dont la forme et les couleurs évolueront dans le temps, ont fait la conquête de l’Algérie à cheval et introduisirent le Sarouel dans les pays du Nord.

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Le Sarouel se popularisera tout à fait en Occident à partir de  la guerre de 14/18,
lorsque des régiments entiers de Tirailleurs sénégalais venus d’Afrique
débarqueront sur le sol français pour servir de chair à canons !

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Le danseur étoile des «Ballets russes» Nijinsky,
photographié dans le ballet « Schéhérazade »
par E. O. Hoppe / Life Magazine en 1911.

Dès cette époque, les Années folles, les femmes européennes ne vont pas tarder
à s’intéresser à ce vêtement masculin, comme à d’autres. 
Le premier signe du changement vient du couturier Paul Poiret,
fasciné par la personnalité de Nijinsky et par les Ballets russes de Diaghilev,
qui, en 1909, triomphent au Châtelet à Paris dans Shéhérazade,
avec leurs costumes souples, leurs couleurs éclatantes et leur érotisme oriental.
Poiret, donnera en 1911 une fête persane
où les femmes portent des sarouels, des tuniques évasées et bigarrées...

Posté par ctruongngoc à 09:15 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur Histoire du Sarouel des origines à nos jours

    sarouel

    une boutique ou l'on trouve differents modéles de sarouels : chez EXPLORALIA a aubergenville 78 au family village

    un magasin a visiter sans modération

    Posté par paskalb78, lundi 13 avril 2009 à 15:43 | | Répondre
  • correctif

    Bonjour !
    Un petit mot des sarouels en usage dans l'armée française.
    Les premiers sarouels vus dans l'armée française dès 1804 sont les "charouals" des quelques 150 à 200 mamelouks venus d'Egypte pour servir dans la Garde impériale de Napoléon 1er.
    Mais au delà de cette anecdote, ce n'est pas sous le second Empire (1854-1870) que la tenue orientale avec sarouel est adoptée dans les troupes françaises, mais dès 1830, sous Louis Philippe.
    Les Zouaves n'ont pas fait la conquête de l'Afrique du nord à cheval mais à pieds, puisqu'il s'agit d'un corps d'infanterie et non de cavalerie.
    Le sarouel des zouaves et des tirailleurs ne se porte pas avec des bottes lacées, mais avec des brodequins et des guêtres à boutons remplacées par des bandes molletières après 1910.
    En 1914, les tirailleurs algériens, qui sont à la proportion de 80% d'indigènes pour 20% d'européens, ne sont pas les plus mal lotis pour lutter contre le froid des tranchées, car en plus de leur sarouel de toile blanche, ils disposent d'un sarouel de drap bleu ciel, nettement plus chaud et relativement discret. Alors que les zouaves sont obligés de délaisser leurs sarouels de drap rouge garance, trop visibles, et doivent conserver jusqu'à la dernière limite leurs sarouels de toile légère.
    La couleur des sarouels ne varie pas au cours du temps pour les zouaves de 1830 à 1962. Celle des tirailleurs, adoptée en 1840 restera inchangée elle aussi, soit bleu ciel jusqu'à...nos jours (un régiment de tradition "tirailleurs" existe aujourd'hui à Epinal et sa musique a repris la tenue orientale pour la parade).
    Autre corps célèbre ayant adopté le sarouel: les spahis algériens, qui l'ont porté de 1830 à 1962 (ceux-là, en tant que cavaliers, portaient les bottes, puis ensuite les brodequins avec guêtres de cuir appelés houseaux).
    Les tirailleurs sénégalais, comptant eux aussi 20% de français de souche dans leurs rangs, dont l'un de mes grand-pères, ont abandonné la tenue orientale qu'il portaient depuis 1857 dès la fin du 19ème siècle. Equipés depuis de veste et de culotte de coupe métropolitaine, ils n'ont donc pas pu populariser le sarouel en Europe !
    Ce sont en fait les zouaves du second Empire qui, à la suite de leurs fameuses campagnes d'Italie et de Crimée, en ont porté la mode dans les années 1850-1860 dans toute l'Europe et jusqu'aux Etats Unis (lors de la guerre de secession, il existait des régiments de zouaves inspirés des zouaves français dans les deux camps).
    Quant aux belles des années folles (c'est à dire dans les années 1920), elles se sont tout autant inspirées des sarouels nord africains ou turcs, que des culottes russes, très en vogue aussi à cette époque. Pour la petite histoire, lorsque les soldats abandonnent le sarouel dans leur tenue de combat à la fin de 1914, ils adoptent la culotte de "forme russe", encore un peu bouffante mais beaucoup plus commode, désormais fabriquée en drap kaki verdatre (appelé drap "moutarde"). Cordialement. Jean-Marc ROUZET

    Posté par Burnous, mercredi 19 octobre 2011 à 19:14 | | Répondre
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